mardi, 27 janvier 2026 Faire un don
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Un évêque catholique lance un appel à un soutien conjoint pour les réfugiés centrafricains au Soudan du Sud

L’évêque du diocèse catholique de Tombura-Yambio (CDTY) au Soudan du Sud a lancé un appel à la collaboration entre l’Église, le gouvernement et les organisations humanitaires afin de répondre aux besoins immédiats des personnes fuyant la violence en République centrafricaine (RCA) et cherchant refuge dans le plus jeune pays du monde.

Mgr Eduardo Hiiboro Kussala a fait ces déclarations le dimanche 18 janvier, lors d’une visite auprès de civils déplacés de la RCA vivant actuellement dans la zone de Source Yubu, dans son diocèse épiscopal, où il les a assurés de son soutien et de sa solidarité dans cette période de besoin.

Assurant les réfugiés centrafricains d’un soutien continu, Mgr Hiiboro a souligné dans un rapport du 18 janvier « l’importance des efforts conjoints entre l’Église, les autorités gouvernementales et les organisations humanitaires pour répondre aux besoins urgents tels que l’alimentation, l’hébergement, les soins de santé et l’éducation ».

« L’Église ne peut pas agir seule », a déclaré le responsable de l’Église catholique sud-soudanaise, qui est également président de la Commission pour le Développement Humain Intégral de la Conférence des Évêques Catholiques du Soudan et du Soudan du Sud (SSS-CBC), lors de son allocution aux réfugiés et aux travailleurs humanitaires, soulignant la nécessité d’une collaboration renforcée entre les partenaires humanitaires pour soutenir les réfugiés.

Il a exprimé son inquiétude face aux conditions déplorables des familles déplacées et a réaffirmé l’engagement de l’Église à coordonner les efforts « pour soulager les souffrances des communautés déplacées et promouvoir la coexistence pacifique avec les populations d’accueil ».

« Nous nous engageons à collaborer avec les partenaires humanitaires pour garantir que la dignité, la sécurité et les besoins fondamentaux de nos frères et sœurs ici à Source Yubu soient respectés », a déclaré Mgr Hiiboro.

La RCA connaît depuis des années violence, déplacements, pauvreté et profondes divisions, avec au moins 500 civils ayant fui le pays pour l’État de l’Équatoria occidentale au Soudan du Sud après que des combats ont éclaté entre groupes rebelles et forces gouvernementales dans la ville frontalière de Bambouti, a rapporté Radio Tamazuj le 30 décembre 2025.

Selon le rapport, les civils déplacés, principalement des femmes, des enfants et des responsables locaux, ont traversé la zone de Source Yubu dans le comté de Tambura fin décembre et se trouvent à l’abri sans nourriture adéquate, eau potable ni logement.

Le rapport cite également le commissaire de police de l’État de l’Équatoria occidentale, le général-major Phillip Madut Tong, confirmant l’arrivée de civils en provenance de la zone de Bambouti, dans le sud-est de la RCA.

« Nous avons reçu des civils et des responsables fuyant Bambouti. La situation de notre côté est calme et les forces de sécurité protègent la frontière », a déclaré le responsable de la police sud-soudanaise.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le 14 janvier, a décrit la situation humanitaire dans le sud-est de la RCA comme « alarmante » suite aux affrontements armés entre les Forces armées centrafricaines (FACA), leurs alliés et les Azandé Ani Kpi Gbé dans la ville de Zémio, préfecture du Haut-Mbomou.

Le rapport indique que la violence a causé des victimes et déplacé massivement des civils qui ont tout laissé derrière eux.

« Le CICR réitère qu’il est crucial de protéger les populations civiles contre la violence et d’assurer leur accès aux infrastructures essentielles, en particulier aux structures de santé », lit-on en partie dans le rapport du CICR du 14 janvier.

Par ailleurs, les membres de la Conférence épiscopale centrafricaine (CECA) ont appelé le gouvernement nouvellement élu lors des élections du 28 décembre 2025 à œuvrer pour le rétablissement de la paix dans le pays.

Dans un rapport publié par le Vatican le 13 janvier, les responsables de l’Église catholique appellent à une paix fondée sur la justice, à la responsabilité politique et au rejet de toute forme de violence après les élections ayant vu le président Faustin-Archange Touadéra accéder à un troisième mandat consécutif.

Les membres de la CECA soulignent que « la paix n’est pas un luxe, mais un droit inaliénable de chaque citoyen et un devoir pour ceux qui gouvernent ».

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