Eséka, 24 janvier, 2026 / 9:54 PM
Mgr François Achille Eyabi, évêque du diocèse catholique d’Eséka au Cameroun, a annoncé une orientation pastorale renouvelée pour l’Église locale, structurée autour de trois piliers clés : Communion et rayonnement de la solidarité, Développement recherché pour tous, et Foi vivante à travers le témoignage et l’évangélisation.
Dans une lettre pastorale publiée le samedi 24 janvier, Mgr Eyabi rappelle que il y a cinq ans, au début de son ministère épiscopal, le diocèse avait adopté « une vision pastorale ambitieuse et prophétique » reposant sur cinq piliers : l’amour fraternel, la lutte contre la pauvreté, un laïcat fort, l’œcuménisme et le dialogue respectueux avec nos traditions.
« Aujourd’hui, je viens vous annoncer non pas un changement de direction, mais un approfondissement et une continuité renouvelée », affirme l’évêque camerounais, présentant trois nouveaux piliers pour guider le diocèse dans les années à venir : « Communion – Rayonnement de la Solidarité ; Développement recherché pour tous ; Foi vivante – Témoignage et Évangélisation ».
Selon Mgr Eyabi, ces piliers « ne remplacent pas les cinq premiers, mais les intègrent, les approfondissent et les portent vers une nouvelle maturité ».
Il compare le parcours diocésain à un arbre en croissance, soulignant que « comme un arbre qui, après cinq ans de croissance, développe de nouvelles branches tout en gardant ses racines profondes, notre Église diocésaine entre dans une nouvelle phase de son développement ».
Plaçant cette nouvelle phase pastorale sous un fort thème biblique, l’évêque cite Deutéronome 31:6 :
« Fortifiez-vous et prenez courage ! N’ayez pas peur et ne soyez pas effrayés, car le Seigneur votre Dieu marche avec vous ; il ne vous délaissera pas et ne vous abandonnera pas. »
Il insiste sur le fait que cette promesse « n’est pas une simple formule ; c’est un appel à une confiance radicale en Dieu ».
Reconnaissant les défis auxquels le diocèse est confronté, Mgr Eyabi évoque des réalités telles que « la pauvreté endémique, le chômage des jeunes, les conflits intra-familiaux, la corruption, la dégradation de l’environnement, les injustices et le manque d’accès aux soins de santé », soulignant que dans un tel contexte, « Dieu ne nous abandonnera jamais ! »
Il appelle les chrétiens à devenir « des témoins vivants de Son espérance, des artisans de développement, de paix et de réconciliation ».
Expliquant le premier pilier, Communion – Rayonnement de la Solidarité, l’évêque catholique précise : « L’Église est, par sa nature même, communion. Elle est le Corps du Christ, et chacun de nous en est un membre essentiel. »
Il encourage les paroisses à devenir des lieux où chacun se sent « accueilli, valorisé et aimé », et exhorte solennellement les fidèles « à extirper de nos cœurs tout ressentiment et toute rancune » afin de promouvoir la réconciliation, la paix et la justice.
Concernant le deuxième pilier, Développement recherché pour tous, Mgr Eyabi souligne que « l’Évangile ne se limite pas à la sphère spirituelle ; il embrasse toute la personne humaine et toute la société ».
Il rappelle que « le développement est le nouveau nom de la paix » et appelle à des actions concrètes dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’autonomisation économique et de la protection de l’environnement.
« L’éducation est la clé de l’avenir », dit-il, appelant à investir dans les enfants et les jeunes, tout en soulignant la nécessité d’un meilleur accès aux soins de santé et d’un soin responsable de la création : « En tant que gardiens de la création de Dieu, nous avons la responsabilité de prendre soin de notre environnement ».
Abordant le troisième pilier, Foi vivante – Témoignage et Évangélisation, le chef de l’Église catholique note que tous les efforts pastoraux et sociaux doivent être ancrés dans une foi profonde.
« La foi est le moteur de notre espérance, la source de notre charité et le fondement de notre courage », dit-il, décrivant la foi chrétienne comme « une relation vivante avec Jésus-Christ ressuscité ».
Mgr Eyabi insiste sur le fait qu’une foi vivante doit être missionnaire : « Celui qui a vraiment rencontré le Christ ne peut garder cette joie pour lui seul ».
Il encourage un renouveau de la catéchèse, de la vie sacramentelle et du témoignage courageux, rappelant aux fidèles que « notre meilleure prédication est notre manière de vivre ».
S’adressant particulièrement aux jeunes, il exhorte l’Église à adapter ses méthodes d’évangélisation : « Si nous voulons parler à nos jeunes, il faut aller là où ils sont. Et aujourd’hui, c’est sur les écrans », tout en insistant sur l’authenticité et la clarté dans la communication.
Mgr Eyabi réaffirme que le diocèse ne renonce pas aux acquis du passé.
« Nous n’abandonnons rien de ce que nous avons construit ces cinq dernières années », dit-il, soulignant que les nouveaux piliers forment « trois dimensions d’une même réalité : l’Église comme communion missionnaire au service de l’humanité ».
« Mettons-nous au travail ! L’avenir commence aujourd’hui », conclut Mgr Eyabi dans sa lettre pastorale du 24 janvier.
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