Abuja, 28 janvier, 2026 / 9:25 PM
Le diocèse catholique de Kafanchan au Nigeria a condamné la profanation du Tabernacle à la paroisse Saint-Luc de Safio, où des hosties consacrées auraient été dispersées et certaines volées le 25 janvier.
Dans une déclaration obtenue par ACI Afrique le mercredi 28 janvier, le chancelier de l’évêché nigérian, le Père Jacob Shanet, décrit cet acte comme « un sacrilège grave » et ordonne une semaine de réparation et de prière dans tout le diocèse.
Le Père Jacob rappelle que l’incident a été découvert tôt le matin du 25 janvier lorsqu’un paroissien est arrivé à l’église pour la messe dominicale « et a constaté que le Tabernacle avait été forcé et que les Saintes Espèces qu’il contenait avaient été dispersées et volées ».
Citant le canon 1367 du Code de droit canonique de 1983, qui stipule en partie que « toute personne qui jette les espèces consacrées ou les prend ou les conserve à des fins sacrilèges encourt une excommunication latae sententiae réservée à la Sainte Siège », le chancelier souligne la gravité de l’infraction, affirmant : « Cet acte constitue un sacrilegium – la profanation de ce qui est consacré à Dieu ».
La profanation du 25 janvier « inflige une profonde blessure au corps général du Christ et à l’Église », ce qui « appelle à une réponse unie de réparation et d’intercession fervente », déclare le Père Jacob, se référant au Catéchisme de l’Église catholique (CEC, 2120).
En réponse, l’évêché nigérian a ordonné « à tous les prêtres du diocèse d’offrir une messe de réparation le vendredi 30 janvier 2026, dans l’intention de réparer le sacrilège et d’implorer la miséricorde de Dieu sur les responsables ».
Toutes les paroisses, communautés religieuses et institutions sont invitées à « participer activement aux actes de réparation tout au long de la semaine », incluant « l’Adoration eucharistique, avec une attention particulière au silence et à la révérence ; le Saint Rosaire ; l’invocation de la Bienheureuse Vierge Marie, mère de l’Église ; et de Saint Luc », saint patron de la paroisse où l’incident a eu lieu.
Le chapelet de la Divine Miséricorde sera offert pour la conversion de ceux qui ont commis l’offense, en plus de prières publiques et privées « pour le retour sûr et révérencieux des Saintes Espèces, si elles sont encore intactes ».
Rappelant un incident similaire survenu à l’église Notre-Dame du Mont-Carmel, paroisse d’Unguwar/Rimi, le 12 mai 2025, le diocèse a exprimé l’espoir que cette profanation, « aux conséquences lourdes », inspire une révérence renouvelée pour la Très Sainte Eucharistie parmi les fidèles du diocèse.
Le diocèse a appelé les catholiques à répondre dans un esprit de foi, de prière et d’unité, soulignant que les actes de sacrilège doivent susciter une réflexion plus profonde sur la dévotion eucharistique plutôt que la peur ou la vengeance.
« Nous confions nos supplications à l’intercession maternelle de la Bienheureuse Vierge Marie et prions pour que, à travers cette épreuve, les cœurs se tournent vers Dieu et que l’amour pour la Sainte Eucharistie s’approfondisse dans notre diocèse et dans le monde entier », indique la direction de Kafanchan dans la déclaration du 26 janvier signée par le Père Jacob.
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