L’unité, a-t-il souligné, doit devenir un principe directeur pour le Cameroun en 2026. S’appuyant sur un proverbe bien connu, il a déclaré : « Une seule main ne peut pas attacher un fagot », soulignant la nécessité de l’effort collectif et du soutien mutuel.
Il a précisé que la véritable unité ne signifie pas l’uniformité, mais une harmonie enracinée dans la diversité, la comparant à l’esprit de la Pentecôte plutôt qu’à la confusion de la tour de Babel.
Mgr Kleda a insisté sur la réconciliation, rappelant au peuple de Dieu que la restauration des relations brisées passe même avant les actes de culte. Citant l’Écriture, il a dit : « Si ton frère a quelque chose contre toi, va d’abord te réconcilier », affirmant que la responsabilité de la paix ne repose pas uniquement sur celui qui est perçu comme fautif.
Le pardon, a-t-il insisté, doit être généreux et persévérant. Il ne s’agit pas d’un geste ponctuel, a-t-il expliqué, mais d’un engagement continu qui doit être renouvelé encore et encore. Le pardon, a-t-il ajouté, « doit être offert non pas une seule fois, mais soixante-dix fois sept fois ».
Mettant en garde contre les attitudes endurcies, Mgr Kleda a déclaré que « le ressentiment, le refus de pardonner et les attitudes figées rendent la paix impossible, ravivant les tensions et perpétuant les conflits ». La paix véritable, a-t-il expliqué, « exige un dialogue honnête, la reconnaissance d’une responsabilité partagée et un engagement sincère en faveur du pardon et de la réconciliation ».
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Abordant le leadership et la gouvernance, il a appelé les responsables politiques et sociaux à assumer concrètement la responsabilité de la paix en répondant aux souffrances réelles de la population. Il les a exhortés à « quitter leurs bureaux et à s’engager directement dans les réalités quotidiennes des Camerounais ordinaires », avertissant que l’indifférence à la souffrance engendre le désespoir et érode la confiance du public.
La paix, a insisté Mgr Kleda, ne peut durer sans justice ni développement. Condamnant la corruption comme une grave injustice, il a déclaré que les ressources de la nation appartiennent « à tous les Camerounais, et non à une minorité privilégiée ».
Il a exhorté tant les dirigeants que les citoyens à « rejeter l’avidité et à servir le bien commun, à l’exemple du Christ, qui est venu non pour être servi, mais pour servir ».
Au début de l’année 2026, Mgr Kleda a appelé tous les Camerounais à devenir des artisans de paix, prêts à sacrifier leurs intérêts personnels pour le bien de la nation.
Confiant l’année à l’intercession de Marie, Mère de Dieu, il a conclu son homélie sur une note d’espérance et de prière : « Engageons-nous à vivre cette nouvelle année 2026 sous la protection de la Mère de notre Seigneur et notre Mère. Si nous marchons avec elle en recourant à son intercession durant cette nouvelle année, son Fils nous comblera de ses grâces et de ses bénédictions. »