Il poursuit : « Lorsque notre identité de fils et de filles de Dieu est réellement accueillie et vécue, elle devient transformatrice, non seulement pour les individus, mais pour la société tout entière. Une grande partie de ce qui afflige aujourd’hui notre nation découle d’une séparation entre la foi et la vie ordinaire, où la croyance reste privée tandis que les décisions quotidiennes sont façonnées par d’autres valeurs. »
« Vivre authentiquement comme fils et filles de Dieu guérit cette division et permet à la foi de façonner les espaces mêmes où se construit notre vie commune. Ainsi, l’espérance devient crédible lorsqu’elle se traduit en responsabilité », explique le père Banjo.
Il ajoute : « Si nous marchons cette année comme fils et filles de Dieu, en choisissant ce qui construit, en persévérant dans ce qui est juste et en agissant avec courage là où nous nous trouvons, alors cette année pourra devenir non seulement un nouveau chapitre de notre histoire, mais un tournant dans le renouveau de notre nation. »
Le responsable catholique affirme en outre que le renouveau du Nigeria dépend du renouvellement des consciences, et pas seulement de réformes politiques.
Dans son message intitulé « La foi au service de la nation », le père Banjo exhorte les citoyens à agir avec honnêteté, équité et respect des biens publics, et appelle les dirigeants, les professionnels, les travailleurs et les chefs d’entreprise à rejeter la corruption et l’abus de pouvoir, en particulier alors que le pays se prépare à de futures élections.
Alors que le Nigeria se prépare aux élections générales de 2027, le père Banjo invite les citoyens à faire des choix guidés par « la vérité, la conscience et le bien commun, plutôt que par le sentiment ethnique, les préjugés religieux, l’argent ou une rhétorique divisive ».
Il met également au défi les fonctionnaires, les professionnels, les commerçants, les artisans et les travailleurs de rejeter « les pots-de-vin et la corruption » et de considérer leur travail comme « un service rendu en définitive à Dieu ».
Soulignant la famille comme fondement de la société, le père Banjo affirme que la « qualité d’une nation se façonne d’abord dans ses foyers ».
Il décrit les parents et les enseignants comme les dépositaires d’une « confiance sacrée », responsables de la formation des consciences à travers la foi, la discipline, l’honnêteté et le respect.
Accordant une attention particulière aux jeunes, qu’il décrit comme « porteurs déjà de responsabilités pour le présent, et pas seulement pour l’avenir », le père Banjo les encourage à « embrasser la discipline, la formation et le sens du but, et à rejeter la drogue, le crime et les modes de vie destructeurs qui se déguisent en liberté mais conduisent en réalité à la perte et à la dégradation ».