Dans son évaluation du jubilé, Mgr Fisichella a décrit cette année comme extraordinaire à bien des égards et a souligné son arc historique inhabituel : le jubilé a commencé sous le pape François et se termine sous le pape Léon XIV, une transition qui, selon lui, souligne la complexité de l'effort organisationnel.
Il a également souligné les événements majeurs qui se sont déroulés parallèlement au calendrier du jubilé, notamment les funérailles du pape François le 26 avril et l'élection de son successeur, Léon XIV, le 8 mai, affirmant que ces événements avaient été intégrés au programme du jubilé dans le cadre d'une succession exceptionnelle d'événements.
Des pèlerins venus de 185 pays
Selon les données officielles du Vatican présentées lundi, des pèlerins venus de 185 pays ont participé aux événements du jubilé. Par zone géographique, l'Europe représentait 62,63 % des participants, suivie de l'Amérique du Nord (16,54 %), de l'Amérique du Sud (9,44 %) et de l'Asie (7,69 %). Les autres pèlerins provenaient d'Océanie (1,14 %), d'Amérique centrale et des Caraïbes (1,04 %), d'Afrique (0,95 %) et du Moyen-Orient (0,46 %).
Par pays, l'Italie représentait 36,34 % des pèlerins, suivie des États-Unis (12,57 %) et de l'Espagne (6,23 %). Parmi les autres pays en tête figuraient le Brésil (4,67 %), la Pologne (3,69 %), l'Allemagne (3,16 %), le Royaume-Uni (2,81 %), la Chine (2,79 %), le Mexique (2,37 %) et la France (2,31 %). Le Vatican a également enregistré une participation importante de l'Argentine, du Canada, du Portugal, de la Colombie, de l'Australie, des Philippines, de la Slovaquie, de l'Indonésie et de l'Autriche.
Mgr Fisichella a déclaré qu'à partir du mois de mai, à l'époque de l'élection de Léon XIV, Rome a connu une augmentation inattendue du nombre de pèlerins, qui a été gérée avec une attention particulière dans une ville qui est restée sous les feux des médias internationaux tout au long de l'année.
Comment le décompte a-t-il été effectué ?
M. Fisichella a déclaré que les projections initiales étaient basées sur une étude réalisée par la faculté de sociologie de l'université Roma Tre et qu'elles étaient destinées à servir de guide pour la planification préliminaire.
Il a ajouté que le décompte principal avait été effectué à la Porte Sainte de la basilique Saint-Pierre, où une caméra enregistrait automatiquement le nombre de pèlerins qui passaient chaque jour.
Pour les trois autres basiliques papales (Saint-Jean-de-Latran, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-Murs), le Vatican a appliqué des pourcentages basés sur le flux enregistré à Saint-Pierre, complétés par des comptages effectués par des bénévoles à l'aide de compteurs manuels. La participation aux principaux événements et audiences du jubilé a également été suivie et recoupée avec les inscriptions effectuées sur le site web officiel du jubilé.
Le maire de Rome évoque un héritage durable et des dépenses
Le maire de Rome, Roberto Gualtieri, a déclaré que le Jubilé de l'Espérance avait laissé un héritage durable à la ville, tant en termes d'infrastructures que de gouvernance institutionnelle, soulignant ce qu'il a décrit comme une « méthode jubilaire » de coopération durable entre les administrations publiques.
M. Gualtieri a déclaré que le programme du jubilé comprenait 332 interventions, dont 204 déjà achevées ou partiellement achevées. Il a ajouté que les travaux routiers à Rome étaient achevés à environ 90 %, les 10 % restants devant être achevés en 2026.