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Dimanche de l'Épiphanie : les évêques catholiques d'Angola appellent les chrétiens à être des signes vivants du Christ

Les évêques catholiques d’Angola ont, à l’occasion de la célébration de la solennité de l’Épiphanie du Seigneur, appelé les chrétiens à devenir des témoins visibles du Christ à travers une foi vécue dans des actions concrètes, le souci des autres et l’engagement en faveur de l’unité.

Dans leurs homélies respectives du dimanche de l’Épiphanie, le 4 janvier, les responsables de l’Église catholique ont souligné que la manifestation du Christ au monde se poursuit aujourd’hui à travers la vie des croyants, appelés à briller comme l’étoile qui a guidé les Mages vers Jésus.

Dans l’archidiocèse catholique de Huambo, Mgr Zeferino Zeca Martins a affirmé que la responsabilité de l’Église est de protéger et de prendre soin des plus vulnérables, en particulier des enfants.

« Un petit mot atteindra nos enfants qui, bien qu’ils n’aient pas pu réaliser le désir de leur propre Jubilé dans notre archidiocèse, demeurent toujours au centre de notre action pastorale », a déclaré Mgr Zeca.

Il a ajouté que l’Église doit être constamment interpellée « par ce Dieu enfant, qui révèle la place unique et noble réservée aux enfants dans toutes les sociétés ».

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Le membre angolais de la Société du Verbe Divin a indiqué que l’Épiphanie du Seigneur révèle un Dieu qui vient comme un enfant et qui interpelle sans cesse l’Église afin qu’elle place les enfants et les personnes souffrantes au cœur de sa mission pastorale.

L’archevêque a souligné que « l’Emmanuel, Dieu avec nous, ne se lasse jamais de nous attendre », car « malgré notre précarité, notre fragilité humaine, notre faiblesse, nos erreurs, nos oublis et même nos péchés, Dieu continue d’attendre, parce qu’il s’est fait homme et a habité parmi nous dans notre histoire humaine ».

Selon le prélat catholique, le « véritable pouvoir » de Dieu « réside dans le fait qu’il nous attend afin que nous le soutenions dans notre vie, dans la vie de nos familles et dans la société dont nous faisons partie ».

Pendant ce temps, dans le diocèse catholique de Benguela, Mgr António Francisco Jaca a repris le même appel à un témoignage visible, insistant sur le fait que la foi ne peut être vécue de manière privée ou cachée.

« La foi ne se vit pas en privé, comme quelque chose qui ne concerne que moi. Elle doit être manifestée », a-t-il déclaré, ajoutant que par le témoignage, « les autres doivent parvenir à la foi et découvrir qui est le Christ ».

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Mgr Jaca a exhorté les chrétiens à manifester leur foi par des actions concrètes afin que d’autres puissent rencontrer le Christ.

S’inspirant de l’image des Mages, le membre angolais de la SVD a déclaré que les croyants sont appelés à être des « étoiles » qui guident les autres vers Jésus, en offrant à Dieu leur temps, leurs talents et leur vie.

L’évêque de Benguela a également mis en lumière la vie chrétienne comme un pèlerinage qui exige effort, persévérance et conversion.

Il a encouragé les familles, en particulier les parents, à « assumer la responsabilité d’éduquer leurs enfants dans la foi et de les aider à marcher sur le chemin qui conduit au Christ ».

Pour sa part, Mgr Belmiro Cuica Chissengueti, évêque du diocèse catholique de Cabinda, a réfléchi sur l’Épiphanie comme une célébration de « l’universalité et de l’unité dans la diversité » de l’Église.

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Il a rappelé au peuple de Dieu que l’Église est appelée à « accueillir tous les peuples et toutes les nations et ne doit jamais se refermer sur elle-même ni chercher une domination politique ».

Il a plutôt souligné que la mission de l’Église est fondamentalement spirituelle : annoncer la foi et favoriser la communion.

Le membre angolais de la Congrégation du Saint-Esprit (CSSp./Pères du Saint-Esprit/Spiritains) a appelé les chrétiens à placer l’amour au-dessus des différences, à surmonter les divisions et à vivre comme des frères et sœurs dans l’unique famille de Dieu.

Il les a exhortés, en particulier les jeunes, à vivre leur foi avec sincérité, authenticité et ouverture aux autres.

« Nous dépassons les nationalismes, les pluralismes et les régionalismes — souvent sources de division — et nous nous ouvrons à la dimension universelle de la foi, où nous sommes tous frères et sœurs, quelle que soit notre origine et le peuple auquel nous appartenons », a-t-il déclaré.

João Vissesse