Cité du Vatican, 07 janvier, 2026 / 12:40 (ACI Africa).
Alors que les cardinaux se réunissent cette semaine pour un consistoire extraordinaire convoqué par le pape Léon XIV les 7 et 8 janvier, un prêtre traditionaliste français a envoyé un mémorandum aux membres du Collège des cardinaux proposant la création d’une juridiction ecclésiastique spécifiquement organisée pour superviser la célébration de la messe traditionnelle latine, dans le but de résoudre la crise liturgique qui a marqué l’Église ces dernières années.
La lettre, datée du 24 décembre 2025 et rendue publique par la journaliste américaine Diane Montagna, a été rédigée par le père Louis-Marie de Blignières, fondateur de la Fraternité Saint-Vincent Ferrier en 1979 et figure éminente du mouvement Ecclesia Dei post-1988, qui avait participé au dialogue avec saint Jean-Paul II après les consécrations épiscopales illicites de l’archevêque Marcel Lefebvre.
« Avant le consistoire, où la liturgie sera à l’ordre du jour, je prends la liberté filiale de vous adresser ce court mémorandum », écrit de Blignières, 76 ans, en expliquant que son objectif est de proposer « une solution ecclésiale pouvant offrir un cadre stable à ces fidèles qui sont en pleine communion avec la hiérarchie catholique et attachés à l’ancien rite latin ».
Concrètement, de Blignières propose la création d’une nouvelle structure ecclésiale — telle qu’une administration apostolique personnelle ou un ordinariat — semblable à un diocèse mais non liée à un territoire précis. Plutôt qu’organisée géographiquement, elle regrouperait les prêtres et les fidèles attachés à la liturgie latine traditionnelle sous une seule autorité, où qu’ils se trouvent.
De Blignières cite des modèles canoniques existants, notamment les ordinariats militaires, qui exercent ce que le droit canonique appelle une « juridiction cumulative ». Dans ce dispositif, les prêtres et fidèles attachés au rite traditionnel appartiendraient à la nouvelle juridiction tout en restant membres de leurs diocèses locaux. Les évêques diocésains ne seraient donc pas contournés, mais partageraient la responsabilité pastorale avec les évêques nommés pour superviser la structure proposée.


