Il a souligné l'importance de bien élever les enfants et de les guider vers Dieu, et a exhorté les parents à les encourager et à les soutenir par une « bonne formation lorsqu'ils montrent des signes de vocation ».
« N’obligez pas un enfant à devenir prêtre. On ne peut imposer une vocation ; il faut être appelé par Dieu et ensuite recevoir une formation adéquate pour répondre à cet appel et persévérer dans un ministère fidèle et intègre », a déclaré l’archevêque de l’archidiocèse d’Arusha depuis décembre 2017.
Il invitait les habitants de Gond placés sous sa charge pastorale à solliciter l’intercession de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus afin que les familles chrétiennes deviennent « de bons formateurs, afin que nous ayons des jeunes gens de foi et de générosité qui s’offrent aux vocations de sacerdoce, de fraternité, de sororité et de catéchisme, et aussi beaucoup qui deviendront des pères et des mères, bien formés dans des familles qui prient. »
« Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus était issue d’une telle famille, dont les parents offraient leurs enfants de cette manière ; elle est notre patronne et notre exemple. Prions-la d’intercéder pour nos familles afin que nous puissions avoir de nombreux ministres dans la vigne du Seigneur », a déclaré le responsable de l’Église catholique tanzanienne, âgé de 74 ans.
Dans son homélie du 8 janvier, Mgr Amani a également souligné l'importance d'offrir son soutien aux membres du clergé et aux religieux et religieuses, notant que ceux qui sont mis à part pour la prière et la liturgie doivent servir fidèlement, tandis que la communauté prend soin d'eux avec générosité et amour afin qu'ils puissent servir sans s'inquiéter de leurs besoins fondamentaux.
« Soutenons nos ministres. Lorsqu’ils organisent des séminaires et des retraites, lorsqu’ils prévoient des visites pastorales aux familles, soyons disponibles. La coopération que nous apportons à nos pasteurs est source de grands progrès. Sans coopération, c’est comme une aiguille sans fil : elle ne peut coudre », a-t-il déclaré.
L’archevêque a mis en garde contre le risque de surcharger les personnes consacrées d’exigences financières et sociales susceptibles de les détourner de leur mission spirituelle.
Il a dit : « Dieu vous a comblés de grâces en vous donnant ces enfants, et vous les avez accueillis lorsqu'ils ont désiré suivre la voie du Seigneur. Prions pour eux, afin qu'ils demeurent fidèles au service du Seigneur et trouvent la joie dans leur ministère. »
Il a déclaré que les enfants offerts au service de Dieu « sont encore en chemin », ajoutant : « Continuons de les encourager et de prier pour eux, et ne leur imposons pas de fardeaux qui pourraient ébranler leur vocation. Ils ont été mis à part pour le service spirituel. Ne les accablons pas de pressions purement humaines qui pourraient les faire trébucher. »
Mgr Amani a expliqué que le diaconat n’est pas simplement une étape temporaire, mais une dimension durable du ministère ordonné qui s’accomplit, et non s’efface, dans le sacerdoce.