Les évêques reconnaissent « la maturité du peuple centrafricain », notant que de nombreux citoyens ont participé pacifiquement au scrutin et ont pris part à la surveillance du processus électoral, tout en signalant certaines irrégularités observées dans certains bureaux de vote.
Selon les membres de la CECA, le comportement du peuple lors des élections de l’an dernier est un signe d’un sens civique croissant qui, selon eux, doit être préservé, renforcé et transmis aux générations futures.
Parallèlement, les évêques catholiques de la RCA rappellent que la paix reste une « aspiration profonde » pour une nation marquée par des années de violences, de déplacements, de pauvreté et de divisions identitaires.
Ils avertissent que sans des institutions solides, crédibles et transparentes, aucun progrès réel ne peut être accompli. Dans cette période post-électorale délicate, ils invitent tous les Centrafricains à respecter les choix politiques d’autrui, en insistant sur le fait qu’« un adversaire politique n’est pas un ennemi ».
Les évêques soulignent également que l’avenir de la République centrafricaine ne peut se construire sur la haine et la violence, mais seulement sur le dialogue, la fraternité et la recherche du bien commun.
Dans leur rapport, les évêques catholiques appellent également les différentes confessions religieuses du pays à intensifier la prière et à renforcer le dialogue œcuménique et interreligieux, qu’ils décrivent comme des chemins authentiques et indispensables vers la réconciliation et une paix durable.
Les élections générales du 28 décembre en RCA comprenaient le scrutin présidentiel, législatif national, des conseils régionaux et des bureaux municipaux, avec environ 2,4 millions d’électeurs inscrits ayant participé.
Le président sortant, Faustin-Archange Touadéra, a remporté un troisième mandat consécutif avec environ 76 % des voix, tandis que ses principaux challengers, Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra, ont obtenu respectivement environ 15 % et 3 % des suffrages.
La participation électorale a été estimée à environ 52 %. Les observateurs ont salué le déroulement pacifique du vote, bien que les dirigeants de l’opposition aient soulevé des préoccupations concernant des irrégularités et l’inclusivité dans certaines régions.
Selon la Constitution du 30 août 2023, qui a supprimé les limites de mandats présidentiels et prolongé le mandat à sept ans, le président est élu au suffrage universel direct selon un système à deux tours si aucun candidat n’obtient la majorité absolue au premier tour.