Il affirme : « Dans ce contexte de souffrance collective, nous invoquons la protection de Dieu, notre Père miséricordieux, qui n’abandonne jamais Ses enfants, et nous confions tous les sinistrés à l’intercession maternelle de Notre-Dame, Mère de l’Espérance et de la Consolation, afin qu’elle réconforte ceux qui pleurent, fortifie ceux qui ont tout perdu et soutienne ceux qui travaillent à l’aide des victimes. »
Mgr Nunes rappelle au peuple de Dieu les leçons spirituelles au cœur de cette crise :
« Les inondations ne sont pas seulement un phénomène naturel ; elles nous mettent au défi en tant qu’individus, communautés et société, nous appelant à la responsabilité, au discernement, au soin de notre maison commune et à l’attention envers les plus vulnérables », précise-t-il.
Il met en garde contre des réactions improductives : « Ce n’est pas le moment pour des accusations stériles ou des discours clivants, comme nous le voyons si souvent dans la presse et sur les réseaux sociaux. »
« C’est un temps de prise de conscience, de conversion et d’engagement, un temps de foi qui se traduit par des actes concrets d’amour et de solidarité. En tant qu’Église, nous sommes appelés à être des ‘outres neuves’, avec des cœurs ouverts et des structures capables de répondre aux besoins urgents de notre peuple », ajoute-t-il.
Pour répondre aux besoins immédiats des familles touchées par les inondations, Mgr Nunes a annoncé que Caritas Maputo lance une campagne de secours.
« Nous encourageons vivement les paroisses, les communautés, les groupes et tous les fidèles de l’Archidiocèse à continuer de se mobiliser, en promouvant des gestes simples mais efficaces d’aide fraternelle. Chacun peut contribuer, même modestement. Chaque geste compte ; chaque acte de partage est un signe d’espérance pour ceux qui ont presque tout perdu », souligne-t-il.
Mgr Nunes insiste sur l’importance de reconstruire non seulement les maisons, mais aussi les liens communautaires : « En envisageant la période post-inondations, nous sommes appelés non seulement à reconstruire les maisons, mais aussi à reconstruire les relations, les attitudes et les responsabilités, afin que des situations similaires rencontrent un peuple mieux préparé, plus attentif et plus uni dans la solidarité. »
« Que ce moment difficile soit aussi un kairos, un moment favorable, dans lequel naisse un Mozambique plus conscient, plus fraternel et plus soucieux de la vie humaine et de la Création », ajoute-t-il.
Le chef de l’Église catholique implore : « Je confie ce chemin au Seigneur et à la protection maternelle de la Bienheureuse Vierge Marie. Que l’espérance remplisse nos cœurs, et que la solidarité soit la langue commune de ce temps d’épreuve. »