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Guinée-Bissau: le premier évêque célébré comme exemple de leadership au service des autres

Mgr Settimio Arturo Ferrazzetta, évêque pionnier du diocèse catholique de Bissau en Guinée-Bissau, est resté dans les mémoires comme un modèle de leadership pastoral ancré dans le service, la proximité avec le peuple et la fidélité à l'Évangile.

Dans son homélie lors de la messe célébrée à l'occasion du 27e anniversaire du séminaire majeur interdiocésain Mgr Settimio Arturo Ferrazzetta dans le siège épiscopal de Guinée-Bissau, l'ordinaire local du diocèse de Bafatá a décrit Mgr Ferrazzetta comme un pasteur qui « a vécu dans la simplicité, le courage et la fidélité à l'Évangile ».

« Le vrai pasteur ne fuit pas les difficultés, ne se place pas au-dessus du peuple, mais marche avec lui, partage ses joies et ses souffrances, et donne sa vie avec discrétion et fermeté », a déclaré Mgr Víctor Luís Quematcha lors de la célébration eucharistique du 27 janvier qui marquait également le 27e anniversaire du décès de Mgr Ferrazzetta.

Il a rappelé que Mgr Ferrazzetta était un évêque qui « aimait son peuple sans réserve et qui a profondément marqué l'histoire de notre pays et de l'Église locale ».

Le membre bissau-guinéen de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins (OFM Cap.) a déclaré que la vie et le ministère de Mgr Ferrazzetta restent un appel constant pour les séminaristes, le décrivant comme « un exemple vivant d'un sacerdoce enraciné dans le service, la cohérence et la proximité ».

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Né en décembre 1924 à Selva di Progno, dans la province de Vérone, en Italie, Mgr Ferrazzetta a été ordonné prêtre en juillet 1951.

Le membre de l'OFM a été nommé premier évêque du diocèse de Bissau en mars 1977.

Il est décédé en janvier 1999, en Guinée-Bissau, laissant un héritage durable dans l'organisation de l'Église locale et dans la formation sacerdotale.

Dans son homélie du 27 janvier, Mgr Quematcha a souligné que la célébration se déroulait dans un contexte de fragilité sociale, d'instabilité politique, de pauvreté, de violence, de divisions et de méfiance.

Il a observé que beaucoup de gens se sentent « fatigués, blessés et parfois sans horizon clair », mais a souligné que « c'est précisément dans ce contexte que Dieu continue d'appeler, de faire confiance et d'envoyer ».

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Le chef de l'Église catholique a souligné que le séminaire n'est pas séparé de la vie du peuple, mais qu'il est « le lieu où l'on apprend à aimer ce peuple, à porter ses douleurs et ses blessures, et à servir avec humilité et persévérance ».

Former des prêtres aujourd'hui, a-t-il dit, signifie préparer des pasteurs proches du peuple, capables d'écouter, d'accompagner et de proclamer l'Évangile comme source de sens, de réconciliation et d'espoir.

Depuis son ordination épiscopale le 28 juin 2025, l'ordinaire local de Bafatá a également mis l'Église au défi de réfléchir à la question suivante : « Quel type d'Église voulons-nous être et construire en Guinée-Bissau ? »

Il a appelé à une Église proche du peuple, attentive aux blessures de la société, engagée en faveur de la paix, de la vérité et de la fraternité, et libre de toute recherche de pouvoir ou d'intérêts personnels.

Le chef de l'Église catholique a exhorté les futurs prêtres à être « des serviteurs de la foi, des serviteurs de l'espérance et des serviteurs de la charité », aidant les gens à vivre leur foi au milieu des difficultés, à persévérer dans l'espérance en période d'instabilité et à pratiquer la charité comme un mode de vie quotidien.

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Mgr Quematcha a encouragé les séminaristes en leur disant que « l'Église croit en vous et marche avec vous », et a appelé à la formation de prêtres qui soient « des ponts et non des murs », des signes de réconciliation et de paix, et des témoins crédibles de l'Évangile.

João Vissesse