L'archidiocèse de Douala au Cameroun, confié à la "protection de la Vierge Marie" dans le cadre de COVID-19

Prêtres de l'archidiocèse de Douala récitant le chapelet avec la statue de la Sainte Vierge Marie lors de la procession de lundi autour de la ville de Douala, au Cameroun.
Credit: ACI Afrique

Alors que les gouvernements africains s'efforcent de contenir la propagation de COVID-19, et que certains pays cherchent à obtenir une intervention divine en organisant des Journées nationales de prière, l'Église catholique de l'archidiocèse de Douala au Cameroun a organisé une procession de prière pour confier l'État d'Afrique centrale à la protection de la Sainte Vierge Marie.

"Aujourd'hui lundi, nous avons choisi de confier la ville de Douala à la protection maternelle de la Sainte Vierge Marie par une procession avec la statue de la Vierge Marie dans tous les quartiers de la ville de Douala", a déclaré Mgr Samuel Kleda aux journalistes à la fin de l'exercice spirituel du lundi 23 mars.

"Les prêtres ont prié le chapelet avec des intentions pour ceux qui sont morts de cette maladie, ceux qui souffrent à l'hôpital et dans les centres d'isolement et pour nous qui ne sommes pas infectés", a ajouté l'archevêque de Douala.

Lors de l'événement du lundi 23 mars, les prêtres ont fait le tour des dix zones pastorales de l'église locale avec la statue de la Sainte Vierge Marie.

Dans chaque vicariat épiscopal, les clercs et quelques fidèles laïcs se réunissent et méditent à tour de rôle les Joyeux Mystères du Rosaire. Une intention de prière a été soulevée pour les victimes de COVID-19 dans le monde avant la récitation de n'importe quelle décennie du rosaire.

Avant la procession, l'archidiocèse a célébré, le samedi 21 mars, une messe à la mémoire des victimes de COVID-19 dans le monde entier.

Ayant constaté, lors de la messe du 21 mars, qu'"il ne suffit pas de célébrer la messe", Mgr Kleda a annoncé l'exercice spirituel supplémentaire pour le lundi.  

Le Cameroun compte au moins 66 cas confirmés de COVID-19. Le ministère de la santé publique du pays a confirmé le premier décès dû à la maladie mardi 24 mars.

Suite aux cas de COVID-19 dans le pays, et reconnaissant que la métropole de Douala n'a pas été épargnée par la pandémie, Mgr Kleda a publié un communiqué le samedi 21 mars, suspendant la célébration de la messe publique et des rassemblements d'église par mesure de précaution.

Toutefois, "les églises resteront ouvertes pour des visites individuelles au Saint-Sacrement", a indiqué le prélat camerounais. 

En outre, Mgr Kleda a demandé aux prêtres de continuer à prier et à célébrer les messes tous les jours aux heures prévues aux intentions des fidèles.

Il a également exhorté les fidèles laïcs à rester à la maison et à "célébrer le chemin de croix et d'autres dévotions dans la famille".

"Nous plaçons notre pays en général, et notre ville en particulier, sous la protection de la Vierge Marie, patronne de notre pays", a conclu Mgr Kleda dans sa déclaration de samedi.

Certains prêtres qui ont participé à la procession de lundi ont exprimé leur satisfaction quant au déroulement du pèlerinage en priant pour que la Vierge Marie intercède pour la nation centrafricaine.

"Nous devons souligner ici que notre pays, le Cameroun, est confié à la Sainte Vierge Marie", a déclaré à ACI Afrique le représentant des prêtres dans l'archidiocèse de Douala, le père Sébastien Mongo Behoun.

Il a ajouté : "Face à la crise, nous nous tournons vers elle pour intercéder en notre faveur afin que ses larmes touchent son fils Jésus-Christ pour faire disparaître ce dangereux virus de notre milieu.

"Par la procession avec la statue de la Vierge Marie, nous réaffirmons une fois de plus notre foi et notre confiance en Dieu qui cherche la protection maternelle de notre Mère Marie. Continuons à prier et nous croyons que Dieu nous sauvera de ce virus", a poursuivi le père Behoun.

Pour sa part, Mgr Paul Nyaga a déclaré à ACI Afrique que le pèlerinage du lundi avait été organisé "pour demander l'intervention de Dieu sur nous, son peuple, alors que nous combattons ce coronavirus". Il n'y a rien d'impossible à Dieu et nous continuons à croire en Lui. ”

Il a ajouté : "Nous continuons à prier et à espérer que les choses iront mieux pour notre archidiocèse, notre pays et le monde.  Mais tout en priant, nous devons prendre les mesures nécessaires pour éloigner cette maladie de nous. Il vaut mieux prévenir que guérir".


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P. Don Bosco Onyalla
Rédacteur en chef, ACI Afrique
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