Advertisement

Pape François : "Sans réforme liturgique, il n'y a pas de réforme de l'Église"

Le pape François a rencontré jeudi matin les membres du dicastère du Vatican pour le culte divin et la discipline des sacrements afin de discuter de l'importance de la réforme liturgique en tant qu'élément central du "renouveau de l'Église".

Ce discours intervient alors que le dicastère se réunit pour son assemblée plénière annuelle, qui aborde la "formation liturgique de Sacrosanctum Concilium à Desiderio Desideravi" pour les ministres ordonnés, ainsi que les "cours de formation liturgique pour le peuple de Dieu".

La réunion cherchera également à "fournir aux évêques des suggestions pratiques pour développer des projets pastoraux dans leurs diocèses dans le but de mettre en pratique les réflexions du document papal", selon un communiqué de presse du dicastère daté du 5 février.

Rappelant que 60 ans se sont écoulés depuis la promulgation du document fondamental du concile Vatican II sur la liturgie, Sacrosanctum Concilium, le pape a souligné dans son discours du 8 février que la réforme liturgique soulignait l'objectif des pères conciliaires de renouveler les "dimensions fondamentales" de l'Église, telles que le travail "spirituel, pastoral, œcuménique et missionnaire".

"Sans réforme liturgique, il n'y a pas de réforme de l'Église", a déclaré le pape.

Advertisement

"Une Église qui ne ressent pas la passion de la croissance spirituelle, qui n'essaie pas de parler de manière compréhensible aux hommes et aux femmes de son temps, qui ne souffre pas de la division entre les chrétiens, qui ne tremble pas de l'anxiété d'annoncer le Christ aux gens, est une Église malade, et ce sont là les symptômes", a souligné le Saint-Père dans son discours.

Le pape a nuancé ces propos en affirmant que "nous ne pouvons faire une telle déclaration qu'en comprenant ce qu'est la liturgie dans son sens théologique".

S'exprimant spécifiquement sur le thème de la réunion de l'assemblée de 2024, le pape a noté que leur travail doit se concentrer sur l'accessibilité de la formation afin qu'elle ne soit pas une "spécialisation pour quelques experts, mais une disposition intérieure de tout le peuple de Dieu".

"Naturellement, cela n'exclut pas qu'il y ait une priorité dans la formation de ceux qui, en vertu du sacrement de l'ordre, sont appelés à être mystagogues, c'est-à-dire à se prendre par la main et à accompagner les fidèles dans la connaissance des saints mystères", a poursuivi François.

Le Saint-Père a également souligné que la formation liturgique est fondée sur l'amour du Christ en mettant en évidence la représentation théologique de l'Église en tant qu'épouse du Christ : "Chaque réforme de l'Église est toujours une question de fidélité conjugale".

More in Afrique

"L'Église est une femme, l'Église est une mère, l'Église a sa figure en Marie et en l'Église-femme.

Le pape a ajouté que l'Église "est plus que Pierre ... tout ne peut être réduit à la ministérialité. La femme en elle-même a un très grand symbole dans l'Église en tant que femme, sans la réduire à la ministérialité".

"C'est pourquoi j'ai dit que toute réforme de l'Église est toujours une question de fidélité conjugale, parce qu'elle [l'Église] est une femme.

Le pape a également réfléchi à la centralité de la liturgie dans nos vies, affirmant qu'"elle est le lieu par excellence de la rencontre avec le Christ vivant", qui "anime et renouvelle continuellement la vie baptismale".

Le pape a également déclaré qu'il souhaitait que le dicastère entreprenne ce travail en collaboration avec le dicastère pour la culture et l'éducation, le dicastère pour le clergé et le dicastère pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, afin de refléter "l'esprit de la collaboration synodale".

Advertisement