Le Saint-Père s’est également appuyé sur l’expérience humaine de l’amitié pour mettre en garde contre les dangers de négliger sa vie spirituelle : « Notre expérience nous montre que les amitiés peuvent se terminer par un geste dramatique de rupture, ou à cause d’une série d’actes quotidiens de négligence qui érodent la relation jusqu’à ce qu’elle se perde. »
« Si Jésus nous appelle à être ses amis, ne laissons pas cet appel sans réponse. Accueillons-le, prenons soin de cette relation, et nous découvrirons que l’amitié avec Dieu est notre salut », a-t-il ajouté.
Le pape a insisté sur le fait que cette relation vivante avec Dieu se cultive avant tout par la prière, comprise comme une véritable amitié avec le Seigneur.
Cette expérience, a-t-il expliqué, se vit d’abord dans la prière liturgique et communautaire, « dans laquelle nous ne décidons pas de ce que nous entendrons de la Parole de Dieu, mais c’est Lui-même qui nous parle à travers l’Église ». Elle se réalise également dans la prière personnelle, qui se déroule « dans l’intériorité du cœur et de l’esprit » et qui devrait faire partie de chaque journée et de chaque semaine du croyant.
« Ce n’est que lorsque nous parlons avec Dieu que nous pouvons aussi parler de Lui »
Le pontife a souligné que seule une relation personnelle avec Dieu permet de rendre un témoignage authentique de la foi : « Ce n’est que lorsque nous parlons avec Dieu que nous pouvons aussi parler de Lui. »
En se référant à la constitution dogmatique Dei Verbum, promulguée par saint Paul VI en 1965, Léon XIV a insisté sur le fait que la révélation chrétienne repose sur un dialogue vivant et personnel entre Dieu et l’humanité. À travers ce dialogue, Dieu se révèle comme un allié qui invite chacun à une véritable relation d’amitié.
Le pape a noté que la révélation divine a un caractère profondément dialogique, propre à l’expérience de l’amitié : elle ne tolère pas le silence, mais se nourrit de l’échange de paroles véritables capables de créer la communion.
Léon XIV a également distingué les « paroles » du « bavardage », expliquant que ce dernier reste en surface et ne crée pas de relations authentiques. Dans les relations véritables, a-t-il précisé, les paroles ne servent pas seulement à échanger des informations, mais à révéler qui nous sommes et à établir un lien profond avec l’autre.