Dans les provinces mozambicaines de Gaza, Maputo et Sofala, les bassins fluviaux ont dépassé les niveaux de danger et des quartiers entiers ont été submergés, provoquant le déplacement de résidents et l’interruption d’axes de transport essentiels.
Alors que les pluies se poursuivaient, le Mozambique a fait état d’au moins 103 décès dus aux inondations et aux incidents connexes, notamment des noyades et des effondrements d’infrastructures. Dans le même temps, plus de 200 000 personnes ont été affectées, avec des milliers de maisons endommagées ou détruites. Les opérations de secours se poursuivaient, malgré les difficultés à atteindre les communautés isolées.
Les eaux de crue auraient également envahi le nord de l’Afrique du Sud, en particulier les provinces du Limpopo et du Mpumalanga, où des routes et des ponts ont été emportés et des habitations inondées. Le célèbre parc national Kruger a été temporairement fermé, les eaux rendant les routes d’accès impraticables, ce qui a entraîné l’évacuation d’urgence des touristes et du personnel.
Au Zimbabwe, les autorités ont signalé au moins 70 décès depuis le début de l’année, ainsi que d’importants dégâts aux habitations, aux écoles et aux infrastructures, alors que les eaux de crue ravageaient les communautés.
Les 18 et 19 janvier, le bilan humain et les impacts ont entraîné d’importantes mesures gouvernementales. Le gouvernement sud-africain a déclaré l’état de catastrophe nationale, permettant une coordination élargie des efforts de secours, après que les inondations ont fait au moins 30 morts dans le pays et détruit des milliers de maisons et d’infrastructures clés. Les équipes de secours ont poursuivi les recherches des personnes portées disparues.
Le président mozambicain Daniel Chapo a annulé son déplacement prévu au Forum économique mondial de Davos, invoquant la gravité des inondations et la nécessité urgente de donner la priorité aux mesures de sauvetage dans le pays.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a indiqué que plus de 400 000 personnes avaient été touchées, tandis que les pluies persistaient et que les opérations de secours s’intensifiaient.
Les autorités de tous les pays touchés ont continué de mettre en garde contre de nouvelles fortes pluies à venir, maintenant des millions d’habitants en état d’alerte, alors que les opérations de sauvetage, d’hébergement et de relèvement se poursuivaient dans toute la région.
Dans son intervention du 18 janvier, le pape Léon a également appelé à prier pour la paix en République démocratique du Congo (RDC).
Le Saint-Père a exhorté les chrétiens observant la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens à œuvrer pour l’unité, laquelle, a-t-il souligné, doit s’accompagner d’un engagement ferme en faveur de la paix et de la justice dans le monde.