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Le Vatican a tenté une médiation avec Nicolás Maduro pour éviter une intervention militaire au Venezuela

Le secrétaire d’État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin, a confirmé samedi que le Saint-Siège avait tenté une médiation pour éviter une intervention militaire américaine au Venezuela, qui a abouti le 3 janvier à la capture de Nicolás Maduro.

« Nous avions précisément essayé — comme cela est apparu notamment dans certains journaux — de trouver une solution qui évite tout bain de sang, en tentant peut-être de parvenir à un accord même avec Maduro et d’autres figures du régime, mais cela n’a pas été possible », a déclaré Parolin aux journalistes le samedi 17 janvier dans l’après-midi, devant l’église Domus Mariae à Rome.

Le cardinal venait d’y célébrer la messe pour la vénération publique — pour la première fois — des reliques de saint Pier Giorgio Frassati.

Dans des propos rapportés notamment par le quotidien italien Corriere della Sera, Parolin — qui a été nonce apostolique au Venezuela de 2009 à 2013 — a indiqué que le Vatican a « toujours soutenu une solution pacifique », ajoutant : « Mais nous aussi, nous nous trouvons face à un fait accompli, une situation de fait. »

Il a décrit le moment actuel au Venezuela comme « une situation de grande incertitude ».

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« Nous espérons qu’elle évoluera vers la stabilité, vers une reprise économique — car la situation économique est vraiment très, très précaire — et aussi vers la démocratisation du pays », a déclaré le cardinal.

Parolin a refusé de fournir davantage de détails sur un article du Washington Post du 9 janvier affirmant que le Saint-Siège avait tenté de faciliter le départ de Maduro du Venezuela en lui proposant l’asile en Russie.

Après la publication de cet article, le Bureau de presse du Saint-Siège a confirmé que la conversation avait eu lieu durant la période de Noël, tout en ajoutant qu’il jugeait « décevant que des éléments d’une conversation confidentielle soient publiés sans en refléter fidèlement le contenu ».

Le pape Léon XIV a évoqué à plusieurs reprises la crise vénézuélienne, la plus récente fois le 9 janvier dans son discours aux diplomates accrédités près le Saint-Siège, lorsqu’il a appelé au respect de la volonté du peuple vénézuélien et à des solutions pacifiques exemptes « d’intérêts partisans ».

Le pape a également reçu la dirigeante de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado le lundi 12 janvier — trois jours avant sa rencontre avec le président américain Donald Trump, que ACI Prensa a identifié comme lauréat du prix Nobel de la paix 2025. S’exprimant ensuite à la Heritage Foundation à Washington, D.C., Machado a déclaré que le Saint-Père « sait très bien ce qui se passe au Venezuela », ajoutant qu’il est « pleinement conscient de ce que vit l’Église catholique, en raison des persécutions et des pressions exercées sur nos évêques et nos prêtres ».

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Elle a également affirmé que le pape est « non seulement préoccupé, mais qu’il aide et soutient activement » les efforts en faveur d’une transition pacifique.

Cet article a été publié pour la première fois par ACI Prensa, partenaire d’information en langue espagnole de CNA. Il a été traduit et adapté par la CNA.

Victoria Cardiel