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Les laïcs en RD Congo félicitent le président de ne pas avoir approuvé le chef de la commission électorale

Logo Commission électorale nationale indépendante (CENI) en RD Congo. Domaine public Logo Commission électorale nationale indépendante (CENI) en RD Congo.
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Les dirigeants du laïcat catholique en République démocratique du Congo (RDC) ont félicité le président Félix Tshisekedi pour ne pas avoir soutenu Ronsard Malonda à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du pays malgré son soutien par les législateurs de la nation centrafricaine

" Le Comité laïc de coordination (CLC) a salué la décision du Président de la République de ne pas approuver le candidat retenu à la tête de la CENI. C'est un pas dans la bonne direction", aurait déclaré la direction du CLC.

Le 19 juillet, les membres du CLC ont organisé une marche pacifique pour protester contre l'approbation par l'Assemblée nationale de la nomination de M. Malonda à la présidence de la CENI. 

S'exprimant après la marche de protestation du 19 juillet, les responsables du CLC ont déclaré : "Notre principale demande aujourd'hui est d'exprimer clairement notre refus et notre indignation de voir imposer les soi-disant "nouveaux animateurs" de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), choisis parmi ceux qui portent la lourde responsabilité de l'échec des fausses élections de 2018".

Suite à la décision du président Tshisekedi d'aller à l'encontre des législateurs du pays, les membres du CLC ont encouragé "le chef de l'Etat à continuer à écouter les aspirations légitimes du peuple et, surtout, à persévérer dans la même direction pour tous les autres besoins qui ont justifié notre mobilisation, ainsi que celle des autres forces sociales et politiques de la nation". 

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Lors d'un vote majoritaire le 2 juillet, les législateurs de la RDC ont décidé de placer M. Malonda à la tête de la CENI, une décision qui a été contestée par les chefs religieux et les partis d'opposition, selon un rapport.

Les militants pro-démocratie ont accusé M. Malonda de jouer un rôle dans la manipulation des élections en faveur de l'ancien président Joseph Kabila ; on lui reproche également de s'être immiscé dans le scrutin de 2018 qui a vu le président Tshisekedi battre Martin Fayulu.

Le mois dernier, les évêques catholiques du pays ont exprimé des réserves quant à la mise en place d'une personne à la tête de la CENI avant de procéder à des réformes électorales.

"Le plus important est que, logiquement, ce qui est nécessaire en premier lieu, ce sont les réformes, en particulier, la réforme de la loi électorale et de la CENI. Parce que nous pouvons avoir le meilleur candidat, mais si c'est avec la même loi, la même configuration, nous n'aurons pas fait un grand pas", ont expliqué les prélats en RDC dans leur déclaration collective publiée le 23 juin.