« Il y a trop de rivalités autour de nos dirigeants. La naissance de nombreuses nouvelles communautés est le résultat de multiples divergences dans leur leadership. L'histoire de notre Église porte la marque de grandes divisions chaque fois que les chrétiens ont détourné leur regard de l'essentiel », a-t-il déclaré.
Mgr Ahiwa a dénoncé la banalisation des valeurs et la promotion d'anti-valeurs dans la société ivoirienne, appelant à une foi vivante exprimée par des actions concrètes pour le bien commun.
Dans leur communiqué final, lu par Mgr Joseph Kacou Aka, évêque du diocèse catholique de Yamoussoukro en Côte d'Ivoire, les membres de la CECCI ont exhorté les Ivoiriens à dépasser leurs divisions.
Ils ont appelé à une « réconciliation authentique, sans tricherie ni exclusion », la décrivant comme une condition indispensable à une « paix durable ».
Les membres de la CECCI ont exhorté « tous les acteurs politiques, sociaux et religieux à donner la priorité à la vérité, à la justice, au dialogue et au respect de la dignité humaine, seul fondement solide de la cohésion nationale ».
L'Assemblée a également accordé une « attention particulière » au projet de création d'une université catholique en Côte d'Ivoire, décrit comme « un projet prioritaire et structurant issu des résolutions de 2024 et 2025 ».
Selon les évêques catholiques, l'Université catholique de Côte d'Ivoire (UCASSI) vise « la formation intégrale de la personne, à savoir intellectuelle, humaine, éthique et spirituelle », et est destinée à devenir « un pôle d'excellence académique, éthique et technologique, au service du développement humain intégral ».
Ils ont salué « la qualité et la cohérence stratégique du document d'orientation présenté par l'Académie catholique de Côte d'Ivoire à l'UCASSI » et ont recommandé « le passage résolu à la phase opérationnelle », y compris la formalisation juridique, les demandes d'autorisation, la transparence des processus de candidature et le recours à une expertise spécialisée.
En ce qui concerne l'enseignement catholique, les membres de la CECCI ont reconnu « les difficultés majeures qui affectent le fonctionnement de l'Association nationale de l'enseignement catholique de Côte d'Ivoire », citant les tensions financières liées aux frais de scolarité, les litiges judiciaires, les retards de paiement de l'État et les défis liés aux cotisations sociales.
Ils ont réaffirmé leur engagement à accompagner les réformes « dans un esprit de dialogue et de responsabilité », tout en encourageant une plus grande professionnalisation et une meilleure gestion comptable et financière.