" Nous devons réfléchir au renouvellement de notre Conférence épiscopale ", a déclaré un évêque camerounais lors du séminaire

Une section des membres de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC)
Credit: Domaine public

Dans le cadre du 43ème séminaire des évêques catholiques du Cameroun, les bergers du peuple de Dieu dans les différents diocèses de la nation centrafricaine cherchent à délibérer sur les stratégies qui peuvent faciliter le rajeunissement de leur forum collectif, la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (CENC).

S'exprimant à l'ouverture du séminaire le dimanche 5 janvier, l'Ordinaire local d'Obala, le diocèse hôte, Mgr Sosthene Leopold Bayemi a fixé l'ordre du jour principal de leur réunion collective, comme l'ont dit les évêques : " Nous devons réfléchir au renouvellement de notre Conférence épiscopale ".

En référence au thème du séminaire de six jours, "Quelle conférence épiscopale voulons-nous ?" Mgr Bayemi a dit à ses frères évêques réunis dans son diocèse : "C'est une expression claire du désir de revitaliser notre chère organisation."

"Nous voulons une Conférence épiscopale priante, vivante et dynamique qui permette à notre Collège épiscopal d'être davantage un signe de la sainteté de Dieu et un instrument pour l'annonce de la Bonne Nouvelle", a déclaré l'évêque de 55 ans qui préside la Commission pour la communication sociale de la CENC.

Le prélat camerounais a ensuite donné quelques indications sur ce qu'il considère comme une conférence renouvelée.

" Nous avons besoin d'une Conférence épiscopale où la diversité culturelle est un atout et non un obstacle à sa croissance ", a dit Mgr Bayemi, ajoutant qu'il envisage un forum qui " porte haut les valeurs de notre Église particulière, qui apporte une réponse de foi aux hommes et aux femmes de notre temps ".

Il attend avec impatience un forum des évêques qui " donne aux femmes, aux jeunes et aux enfants des raisons d'espérer ", tout en marchant " en fraternité avec les autres Églises et Communautés ecclésiales et avec les musulmans ".

Pour lui, le renouvellement de leur forum collectif d'évêques serait "une Conférence épiscopale qui travaille pour le développement de chaque homme et de chaque femme, une Conférence épiscopale qui est un point de référence pour les dirigeants de notre pays, une Conférence épiscopale centrée sur la personne de Jésus-Christ et son Évangile".

Le corps épiscopal national devra faciliter la réalisation de l'objectif de la CENC, c'est-à-dire " permettre à tous les évêques du Cameroun d'exercer conjointement leurs offices pastoraux afin de promouvoir davantage le bien que l'Eglise offre aux hommes, spécialement par des formes et des méthodes d'apostolat adaptées aux circonstances actuelles ", a réfléchi l'Ordinaire local d'Obala.

Il a en outre fait référence au Concile Vatican II, en particulier à la Constitution dogmatique Lumen Gentium en soulignant quatre aspects qui peuvent aider dans le processus d'évaluation de la Conférence.

" Le premier est la nature ministérielle de l'épiscopat. En tant qu'évêques, le Concile (du Vatican) nous rappelle que nous exerçons un ministère, c'est-à-dire un service", a dit Mgr Bayemi et a ajouté : "Nous devons toujours avoir à cœur de transmettre la semence apostolique, le dépôt de la foi. Cela signifie simplement que notre être, notre action, nos actes doivent refléter la vie et l'héritage légué par les Apôtres à l'Église. Nous sommes leurs successeurs".

"La seconde est la Communion Hiérarchique," a-t-il noté et expliqué, "Cela nous rappelle que nous sommes obligés d'honorer l'exigence de communion dans nos relations interpersonnelles au sein de notre collège."

"Le troisième point est de parler des relations à l'intérieur du collège", a souligné et précisé le prélat, "le principe de la solidarité est fortement souligné et rappelé : chaque évêque qui est membre du collège doit être solidaire du collège par son action pastorale".

Le prélat a également souligné le rôle administratif des évêques comme un autre domaine que la CENC doit examiner en disant : " Notre évaluation devrait porter sur la gestion des personnes, des équipements et des finances.

"Notre Eglise locale doit se donner les moyens d'une gestion moderne pour la nouvelle Evangélisation et son action dans le développement en général au profit de notre peuple", a conclu Mgr Bayemi.


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P. Don Bosco Onyalla
Rédacteur en chef, ACI Afrique
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