"La médecine traditionnelle peut combattre Coronavirus", déclare un prélat camerounais, herboriste.

Mgr Samuel Kleda, Archevêque de Douala, qui a pratiqué l'herboristerie au fil des ans, affirme que les plantes médicinales peuvent être essayées comme un remède possible contre le coronavirus.
Credit: Domaine public

Alors que les gouvernements du monde entier se battent pour contenir la propagation de COVID19 avec des chercheurs médicaux travaillant 24 heures sur 24 pour trouver un remède, un archevêque catholique camerounais qui a pratiqué l'herboristerie au fil des ans a déclaré que les plantes médicinales peuvent être essayées comme un remède possible contre le coronavirus.

"Il convient de noter que la majorité des personnes touchées par cette pandémie sont celles qui sont déjà affaiblies par d'autres maladies. Cependant, nos plantes renforcent le système immunitaire et guérissent de nombreuses maladies", a déclaré Mgr Samuel Kleda aux journalistes lors d'un point de presse dans la capitale économique du Cameroun, Douala, le mardi 1er avril.

"Je suis convaincu que la médecine traditionnelle peut lutter contre le virus Corona", a ajouté Mgr Kleda en faisant référence aux plantes médicinales, "Si nous les mettons en œuvre, nous sauverons des vies dans notre pays. Alors, mettons-nous au travail et utilisons nos plantes".

L'archevêque de Douala a pratiqué l'herboristerie et prescrit la médecine traditionnelle à base de plantes aux malades de Douala et d'autres régions de la nation centrafricaine. 

"Il existe des recettes traditionnelles africaines et les systèmes de protection basés sur nos plantes ont prouvé leur efficacité depuis des siècles", a témoigné le prélat de 61 ans.

Il a déclaré aux journalistes que "l'ail, l'oignon, le gingembre et de nombreuses autres plantes peuvent être utilisés efficacement dans cette lutte contre le CoronaVirus" puisqu'ils renforcent l'immunité et a souligné "Mettons-nous au travail". 

La proposition de l'archevêque arrive à un moment où l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé son désir de voir plus de pays africains participer à une étude mondiale de quatre traitements potentiels COVID-19.

La nation centrafricaine a rapporté au moins 284 cas de COVID-19 ; six personnes sont mortes et dix se sont remises de la maladie.

Mgr Kleda a appelé les spécialistes de la médecine traditionnelle africaine à utiliser la richesse thérapeutique des diverses plantes médicinales du continent pour trouver un moyen de soigner "efficacement" COVID-19. 

Le point de presse du mercredi a donné à l'Ordinaire du lieu de Douala, l'occasion de reconnaître les mesures que le gouvernement de son pays avait mises en place pour freiner la propagation de COVID-19.

"Nous réitérons l'importance, pour chacun, de suivre scrupuleusement les règles prescrites par le gouvernement, afin de bloquer la voie à la propagation de cette pandémie dans notre pays en général, et dans notre ville de Douala en particulier", a-t-il dit et ajouté, "Chacun d'entre nous doit comprendre qu'il est temps de se protéger et de protéger nos voisins. ”

Il a poursuivi en décrivant les actions menées par l'Église catholique de Douala : "Au cours des deux dernières semaines, nous avons mené un certain nombre d'actions allant de la sensibilisation, par le biais de lettres pastorales, aux prières pour les personnes touchées par le Coronavirus, ainsi que pour tous ceux qui ont perdu la vie à cause de cette pandémie. Nous poursuivons notre mission dans ce mouvement. Restons dans la prière pour la protection du Seigneur". L'archevêque camerounais a également révélé que la décision de suspendre les célébrations publiques de l'Eucharistie n'était pas facile à prendre.

"C'est une situation qui est extrêmement douloureuse pour nous. Et je peux vous confier que je n'ai jamais autant souffert de ma vie, de voir, de ma fenêtre, les fidèles errer chaque jour dans la cour de la cathédrale, sans pouvoir participer à la messe", a déploré l'archevêque. 

"Malheureusement, il n'existe pas d'autre moyen plus efficace de lutter contre la propagation du virus. De plus, cette mesure relève de la responsabilité pastorale et du devoir moral", a-t-il déclaré et ajouté, "Le Coronavirus ne doit pas passer par nous. Nous devons faire tout notre possible pour protéger nos frères et sœurs. C'est d'ailleurs une application de la loi de l'amour que le Seigneur nous demande de pratiquer. Nous avons donc l'obligation de protéger la vie des fidèles, nous ne devons pas mettre leur vie en danger".

L'archevêque a également remercié l'équipe de prêtres qui a fait le tour de la ville de Douala avec la statue de la Sainte Vierge Marie, patronne du Cameroun, pour lui demander sa protection maternelle en ces temps difficiles.

"Restons dans la prière parce que nous croyons en Dieu", a dit Mgr Kleda, qui a conclu en faisant référence à Dieu, "qu'il accueille les âmes de ceux qui sont morts de ce virus ; qu'il console les familles affligées ; qu'il guérisse tous ceux qui sont touchés ; qu'il éclaire nos gouverneurs ; qu'il assiste et protège le personnel médical ; qu'il nous délivre de cette pandémie. ”


ACI Africa a été officiellement inaugurée le 17 août 2019 en tant qu'agence de presse catholique continentale au service de l'Église en Afrique. Ayant son siège à Nairobi, la capitale du Kenya, cet apostolat médiatique s’efforcera de faciliter la narration de l’histoire de l’Afrique en assurant une couverture médiatique des événements catholiques sur le continent africain, en donnant une visibilité aux activités de l’Église en Afrique, où les statistiques montrent une croissance significative continent devenant peu à peu l’axe du catholicisme. Cela devrait contribuer à la prise de conscience et à l'appréciation du rôle important de l'Église en Afrique et, au fil du temps, à la réalisation d'une image réaliste de l'Afrique qui reçoit souvent un encadrement négatif des médias.

P. Don Bosco Onyalla
Rédacteur en chef, ACI Afrique
[email protected]