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L'église catholique du Bénin collecte des fonds pour soutenir les victimes des violences postélectorales

Mgr Roger Houngbédji Mgr Roger Houngbédji

L’Église catholique du Bénin a lancé une initiative visant à collecter des fonds pour soutenir les victimes des violences post-électorales qui ont fait plusieurs morts et de nombreux blessés dans la nation ouest-africaine en 2019 et 2021.

L'Aumônerie nationale des cadres et personnalités politiques coordonne l'initiative en collaboration avec les membres de la Conférence épiscopale du Bénin (CEB).

"L'Église catholique, à travers l'Aumônerie nationale des cadres et personnalités politiques soutenue par les évêques, a mis en place un projet intitulé 'Œuvre de charité, de dialogue et de réconciliation post-électorale' pour soutenir les victimes", a déclaré Mgr Roger Houngbédji, archevêque de Cotonou, au Bénin, dans une dépêche publiée lundi 23 août.

L'initiative, ajoute Mgr Houngbédji, "est un ensemble d'actions menées avec les différents groupes de personnes touchées par les violences électorales pour réduire la fracture sociale et jeter les bases de la réconciliation et de la paix."

Selon le chef de l'Église catholique, le projet a été élaboré et mis en œuvre par l'Aumônerie nationale des dirigeants et personnalités politiques pour s'occuper des familles des personnes touchées par les violences liées aux élections législatives.

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"La CEB a plus d'une fois exprimé ses inquiétudes face à la crise politique que traverse notre pays. Il est toujours légitime de se poser des questions : les arrestations et les emprisonnements correspondent-ils aux besoins réels du peuple après les élections présidentielles ?" Mgr Houngbédji s'interroge.

  Il s'interroge en outre : "N'est-il pas plus urgent d'agir afin d'assurer à la population le minimum de vie, de sécurité et de paix ?"

L'Ordinaire local de l'archidiocèse de Cotonou, au Bénin, souligne la nécessité d'"œuvrer au développement intégral d'une nation pacifique qui mérite une attention particulière et exige de nous des actions concrètes et efficaces en faveur de la justice, de la réconciliation et de la paix".

"C'est pourquoi, en plus de ce projet, d'autres initiatives sont en cours pour une solution pacifique durable à la crise actuelle", a ajouté l'archevêque.

Concernant la mise en œuvre du projet, Mgr Houngbédji explique qu'il est passé par différentes étapes, dont les actions ont été préalablement examinées par les membres de la CEB. 

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"J'ai accompagné l'une des actions en question, notamment à l'hôpital de Camp Guézo, tandis que mes frères dans l'épiscopat, Mgr François Gnonhossou, évêque de Dassa-Zoumè, Mgr Clet Fèliho, évêque de Kandi, Mgr Antoine Sabi Bio, évêque de Natitingou et Mgr Pascal N'Koué, archevêque de Parakou, accueillaient et imploraient la bénédiction du Seigneur sur la délégation de cadres en route vers les localités ciblées", a-t-il déclaré.

Il note que les prochaines phases du projet comprennent "le suivi du contact établi avec les bénéficiaires lors des visites dans les localités en juillet. Il s'agit d'activités qui requièrent la participation spirituelle de toute l'Église et le renforcement de ses ressources humaines, financières et techniques pour la gestion des conflits dans une perspective chrétienne."

La planification et la mise en œuvre d'une telle initiative, dit l'archevêque, "nécessitent un soutien accru de la part des responsables du projet et des dirigeants politiques et acteurs de bonne volonté dont la générosité a permis de collecter les premiers fonds."

"J'espère sincèrement que d'autres leaders catholiques et des acteurs politiques croyants participeront aux prochaines actions qui seront initiées", déclare Mgr Houngbédji dans le rapport du 23 août.

Il poursuit : "Quant aux autres étapes du processus en cours, notamment la communication, les conférences-débats, les rencontres discrètes entre individus, groupes et acteurs politiques, j'invite chacun à réveiller les ressources intérieures de bonté, de fraternité, de pardon mutuel et de conversion afin que chacun accepte de faire un, deux, trois ou plusieurs pas sur le chemin de l'écoute mutuelle, du dialogue et de la réconciliation."

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